Etape 2. Niveau d’implication des partenaires

À cette étape, il s’agit de préciser qui sont les acteurs repérés et de qualifier leur place dans ce partenariat. Quels sont leurs champs d’expertise ? Quelles sont les ressources qu’ils peuvent mettre à disposition du projet ? En quoi ce projet peut-il intéresser leur structure ?

Pour qu’un partenariat fonctionne, il faut que chaque contributeur puisse nourrir son engagement en trouvant du sens à son implication.

ATTENTION : ce temps est d’autant plus important qu’il sert de base à l’outil CARTO’partenariat de représentation graphique du partenariat mis en œuvre, présenté à l’étape 3.

Comme pour les autres outils, la grille d’implication des partenaires est à définir de préférence avec les acteurs concernés, pour la fiabilité des réponses et dans un souci de coconstruction. Si tous les partenaires ne peuvent pas être présents, il est recommandé de leur envoyer l’outil 2 à remplir pour ce qui les concerne.

Animation de la séance de travail  :

Les différentes catégories sont passées en revue. Les catégories TRADUCTEUR/EXPERT/FINANCEUR/MOYENS/ INTÉRET sont à expliciter.

TEMPS INDIVIDUEL
Chaque participant prend quelques minutes pour se positionner dans chaque case/catégorie.(format papier distribué ou format numérique disponible sur ce site Internet Guide-UP)

MISE EN COMMUN
Chacun communique ce qu’il pense être sa position et partage ses questionnements. Le groupe s’accorde sur ce qui doit être inscrit dans le tableau commun.

Précisions sur les catégories à renseigner :

Traducteur

Selon la théorie de l’acteur-réseau (Akrich, Callon, Latour, 2006), la traduction est le processus par lequel se créent et s’étendent les réseaux. Le traducteur est un acteur, un médiateur qui a la capacité de mobiliser, de fédérer les autres acteurs pour renforcer les liens, en créer de nouveaux au sein du réseau ou du partenariat. Le traducteur remplit souvent la fonction d’animation et/ou de coordination de la dynamique partenariale. Il peut par exemple être le partenaire qui anime la réflexion sur le partenariat et en fait la synthèse pour renseigner ces outils d’analyse. Dans un partenariat, plusieurs acteurs peuvent simultanément occuper ce rôle.
En revanche, l’absence de traducteur dans un partenariat constituera une information importante, car la présence d’un traducteur est une recommandation centrale pour son bon fonctionnement. Dans l’étape 3 de ce site Internet, le ou les traducteurs devront être inclus dans la carte, au même titre que les autres partenaires.
Il s’agit donc bien d’identifier qui fait office de traducteur, car s’il n’y en a pas, c’est un facteur d’échec du partenariat.

Expert

Il s’agit de cocher cette case seulement lorsque le partenaire est considéré comme expert par rapport au problème à résoudre dans le cadre du projet. Il y a rarement plus de trois experts dans un projet. Selon la théorie de l’acteur-réseau, certains partenaires peuvent être considérés comme experts si leur mission principale est en lien avec la problématique qui a mené à la mise en place du partenariat étudié. Les partenaires non experts sont généralement des acteurs dont la mission n’est pas d’intervenir sur la problématique, mais d’agir sur un champ proche ou connexe et/ou d’être en contact avec la population cible.
Il existe une multitude d’expertises (usages, techniques, expérientielles, etc.). Dans le modèle de l’acteur-réseau, l’expert, du fait de sa connaissance de la problématique, apporte les savoirs théoriques et expérientiels et assure la cohérence entre les objectifs du projet et les enjeux thématiques.
Par exemple, un projet de prévention des addictions auprès de jeunes pourra faire appel à une structure experte de la question des conduites addictives. Les autres partenaires seront les structures accueillant les jeunes.

Financeur

Si une ou des structures apportent des moyens financiers, le niveau de financement sera précisé sur une échelle de 0 à 3.
Attention, si la structure se trouve dans la situation de répartir une subvention sur la base de prestations facturées, on ne considérera pas qu’elle soit financeuse. Ce sont généralement des institutions comme l’Agence Régionale de Santé, une collectivité territoriale ou la MILDECA qui sont pourvoyeuses de financements. Elles peuvent avoir des liens de partenariat plus ou moins développés suivant les situations (voir également page 14 : Faut-il faire apparaître les financeurs ?).

Moyens

Pour chacun des acteurs repérés, il s’agit d’attribuer un niveau de contribution sur une échelle de 0 à 3 pour chaque type de moyens engagés (matériels et humains). Pour les acteurs encore non mobilisés, ces moyens sont égaux à 0.
Concernant les ressources et moyens mis à disposition du projet, la cotation de la réponse (de 0 à 3) doit se faire au regard des autres partenaires, c’est-à-dire les uns par rapport aux autres, et non selon un barème externe.

Secteurs d’activité

Si la structure peut être placée dans 2 catégories différentes, du fait de ses missions ou de son public, choisissez le secteur d’activité correspondant à celui pour lequel la structure s’investit dans le partenariat étudié.

Intérêt de la structure à être dans le partenariat

Il s’agit, pour la structure, de faire émerger ce qui fait sens dans sa participation au projet.
S’il existe un objectif global à un projet en promotion de la santé pour lequel un partenariat se met en place, les acteurs autour de la table peuvent avoir des intérêts différents et il est bénéfique de les énoncer clairement.

Les outils pour passer à la pratique :

Retrouvez ici le document permettant d’établir le niveau d’implication des acteurs, avec les catégories décrites ci-dessus.
Outil 2. Grille d’implication des partenaires