2 – Étudier la faisabilité de la formation 

Après avoir précisé les attentes du commanditaire, n’oubliez pas de valider la faisabilité de projet de formation au sein de votre structure. Pour cela, il est possible de vérifier : 

  • La pertinence de la formation : s’agit-il du bon dispositif pour répondre aux besoins de montée en compétences identifiés ? Répond-elle à une demande du territoire ou à une problématique de santé clairement identifiée ?

  • Sa faisabilité opérationnelle et financière : quelle est la disponibilité des participant·es et de l’équipe de formation ? Quelles sont les compétences requises pour animer ? L’équipe de formation a-t-elle la possibilité de la coanimer avec une structure partenaire pour mutualiser les compétences ? Un lieu de formation est-il disponible ? Quel est le temps nécessaire et disponible pour assurer la formation (de sa conception à son évaluation) ? Le financement intégral de la formation est-il assuré ?

  • L’adéquation entre la demande et l’offre : en quoi la formation semble-t-elle pertinente pour les participant·es, leur structure ou le territoire ? L’organisme de formation répond-il à la demande en termes d’objectifs stratégiques, de contenus et de méthodes pédagogiques ? Le commanditaire est-il en accord avec les valeurs et les pratiques de votre organisme de formation ? 

L’implication des partenaires
En promotion de la santé, l’implication des acteurs et des actrices est primordiale, aussi, vous pouvez vous demander : les commanditaires sont-ils prêts à s’impliquer dans la construction du projet de formation ? Vont-ils vous aider à l’adapter aux besoins du territoire ? Des personnes de leur équipe seront-elles présentes lors de la formation ? Dans ce cas, sont-elles disposées à participer au processus, par exemple en coanimant des séquences avec vous ? 

Comment renforcer l’universalité de l’offre ?

Les enjeux de justice sociale sont au cœur de la promotion de la santé et ils traversent donc les activités de formation. Cela se traduit par une attention portée à la question de l’accessibilité (financière, transport, horaires…), la communication (trouver des canaux et des formes permettant de toucher les publics à former qui en sont les plus éloignés), la priorisation des territoires (se déplacer dans des territoires plus isolés, avec peu d’offres de formations…). Cet enjeu d’universalité se traduit également par la mobilisation d’une pédagogie active qui permet l’adhésion du plus grand nombre. 

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